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Costa Rica chapitre 2 : matin + amour = gallo pinto

Moi qui croyait avoir abandonné toute forme de famille… Voilà que je me trouve des foyers qu’il est à chaque fois plus dur de quitter. Après la maison vegan, la coloc’ d’étudiants la plus cute de la terre. J’ai contacté Tatiana et Andrey via Couchsurfing (une fois de plus) et c’est chez eux que j’ai atterri un mardi soir, un peu paniquée, après m’être fait dérobée ma carte bancaire et 200 $ de cash dans le bus. Au départ, le plan était de faire escale, ici à Puntarenas, pour un ou deux jours avant de prendre le bâteau vers des petits villages côtiers plus calmes. Finalement, au vu de ma situation, pour le moins merdique, les deux adorables choux m’ont dit « Tu sais quoi, prends ton temps, règle tes problèmes, tu peux rester ici autant que tu veux ! ». Ah bah, fallait pas me le dire deux fois, au lieu de deux jours je suis restée deux semaines. Pouahaha ! Bon, j’exagère un chouïa parce que j’ai fait quelques allers et venues m’enfin je me suis bien éternisée.

Entourée de Tatiana et Andy, ma famille costaricienne…

 

Il faut dire que Tati  et Andy, ils te donnent pas trop de raison de partir de chez eux. Tous les matins c’est « gallo pinto » et puis toutes les 3 heures on te nourrit à nouveau. Et vas y que ça te mixe des jus de fruits tout frais pour un oui ou pour un non, et vas y qu’on t’invite à passer le week-end chez les parents pour déguster encore d’autres spécialités. Comment veux-tu vouloir partir ?

Bref, le plat typique du Costa Rica c’est donc le « gallo pinto » et c’est très bête : c’est du riz et des haricots noirs le plus souvent servi avec des œufs. Mais encore une fois c’est l’amour de la cuisine qui fait toute la différence, et ça ma Tati, elle maîtrise.

Les Costariciens ont pour habitude de cuisiner les frijoles (haricots noirs) une fois par semaine en grande quantité (puisque c’est la base de leur alimentation) et de les garder au frigo pour les faire réchauffer quand ils le souhaitent. Quant au riz, ils ont tous un auto-cuiseur dans leur cuisine et il tourne tous les jours.

Le process de Tatiana pour faire le meilleur gallo pinto du monde c’est : de faire revenir dans une poêle ou un wok un petit oignon avec un peu de poivron et de la coriandre, le tout haché finement. D’y ajouter le riz (cuit préalablement à l’auto-cuiseur), puis les haricots (conservés cuits au frigo, tu te souviens ?). On relève le plat du mélange « Sazon completa » (complete seasoning en anglais), un mélange d’épices très populaire sur ce continent et dont il est malheureusement difficile de trouver la composition exacte. Ici, ils disent, oignons, cumin, ail et « autres herbes ». C’est vague, donc. Ensuite, elle ajoute un autre condiment, qui lui ne se trouve carrément qu’au Costa Rica : la Salsa Lizano, aussi répandue chez eux que la moutarde chez nous. Sa recette est secrète, évidemment… Donc je vous cache pas que pour refaire le gallo pinto à la maison, vous allez galérer !

Perso, je ramène ces deux ingrédients magiques avec moi dans mes bagages pour partager le meilleur gallo pinto du monde avec mes proches. Celui que j’ai appris à faire dans la cuisine de Tatiana. Celui qui est fait avec amour, car comme elle le dit elle-même :

« El mas importante Amandine, es hacerlo con amor ».

Et quand tout est prêt, on s’en va déguster notre petit déjeuner dans le jardin, qui en fait la plage, avec vue sur l’océan Pacifique. Voilà.

Bon appétit et bonne journée !

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