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Costa Rica chapitre 3 : la famille, le chimichuri, « mi vida »

La famille c’est la vie et le chimichuri, bah c’est ce qui donne son goût à la vie ! Mais attention parce que le chimichuri personne sait vraiment c’est quoi, et ce que j’appelle le chimichuri d’autres l’appellent autrement.

Donc, tu te souviens de Tati et Andy de Puntarenas ? Après une semaine dans leur coloc étudiante, Andy m’a invité à passer quelques jours chez ses parents dans une petite ville de l’intérieur de la région de Guanacaste. J’ai été reçue comme une reine, évidemment, apportant avec moi des tones de glaces à la maman (c’est ce qu’elle préfère m’a dit Andy, et puis les fleurs c’est périssable) en guise de cadeau de remerciement pour leur accueil.

Bien sûr, on a fait que bouffer… Normal ! La cuisine familiale au Costa Rica, c’est quelque chose, et quand c’est la mama aux fourneaux ça régale !

J’ai découvert :

  • L’achiote : c’est un colorant alimentaire naturel qui vient d’un arbuste (appelé Roucou en français) qui fait de jolies fleurs blanche et un fruit rouge à épine et dont les graines sont moulues pour obtenir cette fameuse pâte. Ça n’a quasiment aucun goût, mais c’est un must have de la cuisine d’ici (comme la salsa Lizano) pour mettre de la couleur dans les plats. Apparemment c’est aussi très utilisé dans la cuisine mexicaine, et un peu partout en Amérique latine.

  • Le chimichurri : alors voilà, this is the shit. Certains l’appellent pico de gallo. Le chimichurri, dans d’autres pays, c’est un condiment vert et très épicé. Ici au Costa Rica c’est donc : de la tomate finement émincée, de l’oignon rouge finement émincée, de la coriandre… finement émincée, of course. Du jus de citron, du sel, du poivre. Ça a l’air de rien mais ça déchire et ils mettent ça un peu partout. On peut y ajouter du piment si on veut un assaisonnement un peu plus SPICY !

  • Les chalupas : on prend une tortilla, on la frit, on y étale une purée de haricots noirs, puis le poulet cuisiné aux épices d’ici, de la salade verte, le chimichurri, un peu de fromage râpé. Et on enfourne ça dans sa bouche en s’en foutant partout (j’ai pas trouvé la technique pour manger ça proprement). C’est DÉLICIEUX. point

  • Chifrijo : dans une assiette creuse on sert du riz, des haricots rouges cuisinés avec de la viande de porc, on ajoute le chimichurri et on finit par les « chicharrones », de la couenne de porc grillée. Alors ça les « chicharrones » c’est trop rigolo parce que c’est un truc que moi je connais sous le nom barbare de « flæskesvær ». Enfin, rigolo, ça ne fait surement marrer que moi m’enfin voilà, ce truc là c’est une spécialité danoise que je connais donc depuis longtemps puisque mon papa est danois et que j’ai mangé du flæskesvær depuis toute petite. C’est un machin assez bizarre en plus, il faut bien le dire, qui est impossible de trouver en France et que les Français ne kiffent pas forcément.
    Et là… Quelle ne fut pas ma surprise ? Je tombe nez à nez avec du flæskesvær au Costa Rica ! What the fuck ?! Je sais pas, ça mérite de se pencher sur des livres d’histoire ou je sais pas quoi parce que bon y’a peut-être un viking qui a traversé l’Atlantique avec son Drakar et ramené la couenne de porc grillée chez les latinos… (je crois que mon hypothèse est complètement anachronique mais merde, y’a un truc bizarre c’est sûr !).
    Bon ensuite, comme tu le vois sur la photo, on plante des tortillas chips autour pour manger le plat avec, comme avec une cuillère (et on a choisi des chips rondes parce qu’on est malins et comme ça c’est plus pratique pour attraper la bouffe !!!).

  • Tortilla con huevos y jamon : pour le petit-déjeuner la maman d’Andy nous a concocté des tortillas maison (oui, oui, faites maison) et on les a mangé avec des œufs brouillés et du jambon. Simple mais efficace ! Et en plus, moi, perso, j’adore manger salé le matin.

  • Tres leches : un dessert sucréééé. Oui, Il faut savoir que sur ce continent merveilleux les gens aiment les trucs muy dulces, très très sucrés. Pour mon palais raffiné de française (mouarf) je dirais TROP sucré. Donc c’est bon mais une bouchée suffit. L’idée du tres leches c’est de faire une génoise, dans un plat carré ou rectangulaire. Une fois le gâteau cuit, on va le submerger d’un mélange crème fleurette, lait concentré, lait en poudre (!). On laisse la génoise imbiber l’affaire au frais. Puis on va recouvrir le dessert d’une crème chantilly maison (crème bien bien sucrée, selon la recette originale, mais perso si c’était à refaire je choisirais l’option nature vu que le gâteau est déjà une sorte de doigt d’honneur brandi à la face du diabète).

En tout cas, passer ces quelques jours dans cette magnifique famille fut une expérience inoubliable…

Tatiana, le papa d’Andy et Oscar.

 

J’adore vraiment les Costariciens, ils sont tellement adorables !!!

Le salon costaricien et le tableau de famille.

 

J’ai été reçue avec tellement de chaleur et d’amour… Tatiana et moi on dormait dans la chambre d’enfant d’Andy.

Dans la chambre d’enfant d’Andy.

 

Et puis, on est repartis pour chez nous (lol), à Puntarenas et dans le bus, on a eu droit à un superbe arc-en-ciel.

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